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ULM pendulaire à La Ferté
Air Création GTE

Un vol effectué il y a quelques années à Madagascar m’avait déjà séduit : le pilote était arrivé en short et tong, et on sort l’ULM, on traverse la route, on décolle à marée basse au milieu des mangroves, sans installations ou terrain préparé d’aucune façon. Une proximité grandiose avec les terres survolées, magnifique !

Quelques années plus tard à l’Aéroclub de France, nous visionnons le film « Coast to Coast » du Genévois Olivier Aubert et son ami Sudafricain Mike Blyth (site Trike Expeditions ) : La traversée d’ouest en Est de l’Afrique. Les images sont belles et on y ressent la même liberté de manœuvre avec une vraie proximité avec les habitants des différents villages traversées, visités, survolés.

Cela faisait longtemps que l’envie de passer le brevet d’ULM pendulaire trottait…

Un vol effectué il y a quelques années à Madagascar m’avait déjà séduit : le pilote était arrivé en short et tong, et on sort l’ULM, on traverse la route, on décolle à marée basse au milieu des mangroves, sans installations ou terrain préparé d’aucune façon au sol, puis une proximité grandiose avec les terres survolées, magnifique ! « Dites moi, je n’ai plus de pellicule dans mon appareil photo, je peux en changer en vol ou bien ? » / « Ecoutes on va se poser sur la plage, ce sera plus simple pour effectuer la manip » / « Ah oui ?! » Et on s’est posé tranquillement…

Cette machine est à mi-chemin entre la moto et l’avion, qui se pose et décolle de partout, impeccable ! En France, on peut se poser, sous réserve d’avoir l’autorisation du propriétaire du terrain, à peu près où l’on veut. En outre, cet engin jouit d’un coefficient de sympathie important auprès du plus large public. Cela fait en effet toujours sourire de voir cette petite machine tournoyer autour de nos têtes, on se demande comment cela tient en l’air…

Quelques années plus tard à l’Aéroclub de France, nous visionnons le film « Coast to Coast » du Genévois Olivier Aubert et son ami Sudafricain Mike Blyth (site Trike Expeditions) : La traversée d’ouest en Est de l’Afrique. Les images sont belles et on y ressent la même liberté de manœuvre avec une vraie proximité avec les habitants des différents villages traversées, visités, survolés.

Et c’est justement là que se cristallisent toutes les frustrations que nous avons éprouvées dans nos projets précédents en Afrique notamment. Nos machines tournaient admirablement bien, allaient vite, mais trop. Tout allait trop vite, car il fallait les faire atterrir sur des pistes souvent loin de tout, les sécuriser, les ravitailler en Avgas en raréfaction, les heures de vol coûtent cher, les quelques minutes de survol touristiques se comptent sur les doigt de la main…

C’est dit, la prochaine aventure du Cercle Aéro se fera en ULM !

 

Air Création GTE

Donc la Ferté…

Ce terrain est bien connu pour son meeting. Je ne le connaissais pas pendant l’année. L’activité y est soutenue ! Les hangars sont bien sûr plein d’avions que des passionnés s’affèrent à restaurer et entretenir. Le DC3 est toujours dehors de même que le Corsair.

Je me suis inscrit chez Fabien qui s’occupe de l’école AIR’L (www.ulm.fr) où il dispense une formation de qualité. Son hangar est une demi-sphère originale à l’extrémité ouest du terrain.

A cet endroit, le terrain est dégagé et on y rencontre des drones pilotés depuis l’équipe de Rémi Julienne qui s’entraîne, des voitures qui roulent sur 2 roues, General Lee (la Dodge orange de « Shérif fais moi peur ! ») qui saute dans un tas de carton pour l’émission de Stéphane Rotenberg Fast Club sur W9, …

La machine, un biplace Air Création GTE en tandem propulsé par un Rotax 582. Le fonctionnement est assez simple. La visite prévol n’est pas pour autant allégée. Elle est primordiale sur ces machines simples mais fragiles.

En vol, attention à ne pas inverser l’action à tirer ou pousser. Au sol cela paraît évident mais moins en l’air, notamment en virage au début, lorsque l’on veut « soutenir » le nez de la machine : là il faut pousser… Idem à l’atterrissage, il faut pousser pour arrondir.

Le terrain est à 450 ft, orienté est / ouest. Il est sur un plateau, bordé par les arbres d’un côté et de l’autre et sujet à des turbulences / rotors forts (à l’extrémité ouest surtout) ce qui explique notamment en partie la nécessité d’être « lâché » sur le terrain pour pouvoir s’y poser.

Le décollage et l’atterrissage nécessitent une bonne prise de vitesse. L’idée est d’emmagasiné de la vitesse et donc de l’énergie pour se prémunir contre des turbulences et le vent de travers.

On approche donc sur un plan classique à 3° jusqu’à environ 100 ft puis on passe au dessus du plan, mise en palier, avant de reprendre la descente sur un plan beaucoup plus fort avec le même point d’aboutissement pour prendre de la vitesse. L’arrondi se fait très bas, c’est surprenant au début surtout lorsque l’herbe est un peu haute. On sent son fessier bien bas…

L’entraînement comprend la prise en compte du vent dont les effets sont nets (dérive importante…) et la prise en compte de l’aile et de son « auto-trim » : L’aile est optimisé pour une position donnée. On volera en palier sans effort sur les commandes si l’on a affiché la bonne puissance (fonction de la masse et des conditions de température et de pression pour les puristes). Celle-ci nous donnera la vitesse en croisière : on avance ainsi à 2, à environ 100km/h à 5200tr/min. La conso est de 15L/h.

En règle général, il suffit de laisser l’aile libre et de l’accompagner souplement.

Bientôt quelques photos en vol…

 

Matthieu 

 

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