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Compte Rendu : voyage préparatoire pour notre projet l' "Afrique au fil de l'Eau"
Afrique au fil de l'eau - Projet ULM Cercle AéroPour étudier plus avant la faisabilité de ce voyage au long cours, que nous planifions en Afrique de l'Ouest à bord d'un ulm amphibie, nous nous sommes rendus au Niger et au Mali le long du fleuve Niger, afin de nous rendre compte plus précisément des difficultés que nous serons amenés à rencontrer au long de notre périple.

Nous voilà donc, début novembre, à Niamey, avec pour objectif de nous rendre à Bamako d'où part notre billet de retour, tout en repérant les points d'intérêts et les sites d'atterrissage potentiels pour l'expédition « l'Afrique au fil de l'eau ». Nous somme trois. Assez rapidement, l'idée d'effectuer la balade en moto nous semble séduisante... revente facile à l'issue du voyage, capacité plus ou moins tout terrain, simplicité mécanique, et surtout, à trois, possibilité d'en laisser une sur le tapis pendant que l'équipe poursuit sur les deux restantes.

 

Il nous faudra trois jours et l'aide précieuse de David, notre contact sur place, pour dénicher à un budget tres sérré les « merveilles » qui nous accompagneront sur cette route : Il s'agit de 2 Jincheng et d'une Nanfang, copies d'origine indéterminée de la Suzuki AX 100. Comme il s'agit d'occasions, une pleine journée sera consacrée à leur remise en état, et tout ou presque est changé : immatriculations, assurances, garde-chaînes, bougies, roues arrière, kits chaine, segmentation, cables d'embrayages,.... Arriveront-elles jusqu'à Bamako ?? « ca c'est très très sûr, Inch'allah ».

 

Notre périple nous emmène le long du Niger, et nous passons la frontiere avec le Mali à bord d'une pinasse qui remonte des pirogues pour les revendre. Bordé de rizières sur quasiment toute sa longueur jusqu'à Gao, le fleuve est d'une beauté surprenante. Une route bitumée est en cours de construction qui devrait remplacer l'ancienne piste, longeant le fleuve, que nous empruntons.

Des chenaux sont emmenagés entre les rizières pour permettre aux pirogues d'accoster sur la terre ferme. Ceux-ci ont une largeur parfois trop faible pour nous permettre d'accoster en ulm. En pirogue, cela passe tout juste.

Nous croisons quelques hippopotames, assez loin car l'équipage touareg qui a la charge de l'embarcation les évite avec soin, ces bébêtes étant réputées très dangereuses.

Puis Gao : Ville assez importante sans réel intérêt touristique, dont l'économie semble compter grandement sur les organisateurs de treks, rallyes et autres Paris-Dakar. L'ambiance n'y est pas pour autant désagréable et les couchers de soleil sur la dune rose, qui borde le fleuve sur sa partie ouest à quelques km de là, sont saisissants. La route, assez bonne, nous mène dans la région de Hombori, genre de monument valley malienne, les photos parlent d'elles-mêmes. La nuit, nous croisons de nombreux nomades qui déplacent leur troupeaux « à la fraiche. » Les discussions sont toujours sympathiques et enrichissantes. Assez rapidement, nous apprenons à choisir avec plus de soin les endroits où nous dormons, notamment en discutant avec les nomades et en faisant attention a éviter les autoroutes des animaux, ainsi que le « kram-kram », genre d'herbe folle démoniaque qui vous enfonce des tas et des tas d'échardes dans le pantalon, puis dans les gants, puis dans les mains, puis dans la chemise, puis dans le sac de couchage.....

Nous voici maintenant en pays dogon. Nous y revendrons nos motos, pas si cher que ça mais le bilan n'est pas mauvais. Quelques jours de marche du coté d'Endé pour approfondir notre connaissance de ce coin extrêmement touristique, aux paysages superbes, mais où l'argent mal utilisé semble avoir fait des massacres. Même conclusion à Mopti, pourtant toujours aussi saisissante.

 

Au cours de notre voyage, nous avons repéré avec attention les endroits posables, en ulm hydro ou terrestre, et discuté avec nombre d'associations humanitaires, humanistes, lucratives ou simplement pipo, ce qui a été une bonne piqure de rappel quant à la viabilité des actions de nombre d' « ONGs » dans cette région d'Afrique. En bref, une bonne base et un appronfondissement de la connaissance de la région, qui était indispensable pour aller plus avant dans la préparation de « l'afrique au fil de l'eau », entreprise realiste dont vous découvrirez le détail dans ces prochaines semaines.


Adrien

 

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