Naissance et préparation du voyageC’est un travail de longue haleine qui s’est effectué. L’idée du projet a germé en octobre 2002. Nous voulions retracer les grandes lignes de l’aéronautique mondiale tout en pportant une aide précieuse à des enfants nécessiteux. Notre choix s’est très vite porté sur la route de la Postale. Celle ci nous permettait de traverser la Mauritanie et le Sénégal, et donc de remplir nos deux objectifs. C’est alors que le travail commence. Les tâches sont nombreuses et nous décidons de nous épartir les tâches pour les mois qui arrivent. Ainsi les jours passent et le projet prend forme. Les grandes lignes du projet sont fixées. Le travail avance doucement, et c’est finalement trois mois avant le départ que tout se concrétise. Nous avons dû faire face à d’innombrables difficultés pendant la réparation, ne serait-ce que de constituer une équipe motivée : En avril, à 4 mois du départ, 6 des 9 membres de l’équipe riginelle ont renoncé. A ce stade, c’est l’idée même du voyage qui était remise en cause. Puis mi-mai, le Cercle Aéro remporte le Trophée SupAéro (organisé par cette même école ; épreuves de rallye aérien, voltige, planeur, chute libre) ; l’équipe se ressoude et c’est donc à trois puis à cinq (un étudiant en médecine et un jeune pilote professionnel de 24 ans nous ayant rejoints) que nous avons travaillé pour recueillir au cours des 3 derniers mois le budget nécessaire à notre aventure.
Ainsi, en menant de front nos études et stages, nous avons réuni plus de 21000 € de sponsor (Dassault, Hispano-Suiza, Crédit Lyonnais, Fédération Nationale Aéronautique) et organisé un voyage de 9000 km avec toute la logistique, les formalités et autorisations que cela requiert à chaque étape. Notre faible expérience (100 à 200 heures de vol et aucune expérience de vol en Afrique, juste un voyage en Suède organisé l’an dernier) et notre statut de « jeunes pilotes » (équipe âgée de 20 à 24 ans) nous ont fermé beaucoup de portes lorsqu’il a fallu trouver un aéroclub osant nous prêter 2 avions. La confiance que l’on nous accordait était toute relative… Finalement, c’est une société de location de Toussus-le-Noble qui nous permet de partir in extremis : Nous signons les contrats une semaine avant le départ. Nous nous formons sur les machines pendant les 7 derniers jours, en pleine canicule ; il fait 45°C dans les avions : les hommes et les machines souffrent déjà. L’équipage final retenu est : Claude Bergé Lefranc, pilote (PA28) Julian Ehrhard, pilote, 5ème année ESTACA (PA28) Yoann Ehrhard, 6ème année de Médecine (PA28) Matthieu Pamart, pilote, Ingénieur ESTACA (C172) Aurélien Schmitt, pilote, 4ème année ESTACA (C172) Pour le matériel que nous emmenons, nous avions auparavant pris contact avec l’association « Mauritanie, des Enfants et des Hommes » en la personnes de sa présidente Maud Moulinier, et Caritas au Sénégal : c’est à eux que nous donnerons notre matériel. Grâce également au Lion’s Club et à l’Ordre de Malte, ce sont 500 paires de lunettes, de la Bétadine, des compresses, bandes, sparadraps et livres…, représentant 150 kg et plus de 7500 €, que nous avons acheminés vers Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique Occidentale et étape historique de l’Aéropostale avant l’Amérique du Sud. |